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Quel avenir pour les friches agricoles ?

La remise en culture ou pâtures est une solution envisagée pour valoriser les friches récentes.

L’agglomération nantaise se caractérise par une agriculture riche et diversifiée occupant 60% de son territoire : élevage bovin, maraîchage, et viticulture. L’agriculture périurbaine est essentielle à l’équilibre de notre territoire qui doit être protégé face à une extension urbaine rapide et une forte déprise agricole des exploitations. Aujourd’hui, plus que jamais, la préservation des espaces naturels et agricoles est la meilleure garantie pour limiter l’étalement urbain sur Bouaye, et s’impose à tous : exploitants, propriétaires, collectivités.

 

L’ensemble des zones agricoles et naturelles du Plan Local d’Urbanisme (PLU) sur Bouaye représente 877 ha dont près de la moitié est exploitée par l’agriculture professionnelle, essentiellement la viticulture (voir graphique).

Pour autant, l’arrachage de la vigne lié à la crise du monde viticole et la tentation spéculative dans l’espoir d’une urbanisation amplifient le phénomène de développement des friches agricoles. En effet, les terres classées en zones A (zone à vocation Agricole) et N (zone à vocation d’espaces Naturels) dans le PLU n’étant pas constructibles pour les prochaines décennies, si elles sont abandonnées par l’agriculture, ne peuvent qu’évoluer en friches. C’est la raison pour laquelle, Nantes Métropole et la Chambre d’Agriculture ont réalisé un diagnostic en 2010 sur l’ensemble des communes.

A Bouaye, sur les 306 ha de friches, 171 ha sont des friches reconvertibles à l’agriculture (friches de moins de 6 ans). Cela représente 19% des zones agricoles et naturelles du PLU exploitables pour l’agriculture après défrichage.

 

Quelles solutions pour valoriser les friches agricoles ?

Face à ce constat, la Chambre d’Agriculture, Nantes Métropole et la Ville de Bouaye ont décidé d’une stratégie de valorisation des friches agricoles, pour faciliter le développement des exploitations déjà en place, et la maîtrise des terres nécessaires à l’activité équestre. Trois objectifs d’actions ont été arrêtés.

 

1 - Garantir au plu, la protection des terres à vocation agricole

La viabilité économique des exploitants agricoles nécessite de garantir des terres à vocation agricole à long terme. L’ensemble des zones A et N est garanti par une protection réglementaire dans le PLU à 20 ans. « Nous avons pris l’engagement de préserver l’agriculture, et notamment l’activité viticole boscéenne pour limiter l’étalement urbain. Les propriétaires n’ont aucun intérêt à faire de la rétention foncière dans l’espoir spéculatif d’une hypothétique urbanisation. La seule valorisation possible est de mettre les terres à disposition des agriculteurs », confirme le Maire Jacques Garreau.

 

2 - Remettre en culture des terres délaissées

Parmi les 11 secteurs en friches repérés par la Chambre d’Agriculture, la commune de Bouaye a retenu deux sites prioritaires sur les Landes Bigots et la Bouchère pour être remis en culture. « Cela permettra à une exploitation située à Bouguenais, d’étendre ses terres qui jouxtent le nord de la commune de Bouaye. Avec l’aide de l’association AIRES, la Ville de Bouaye, a proposé aux propriétaires de rejoindre l’AFA (Association Foncière Agricole - voir encadré ci-dessous) des Ecobuts, en vue de défricher et d’exploiter des îlots sur les Landes Bigots », explique Freddy Hervochon, adjoint au développement durable et à l’environnement.

 

QU’EST-CE QU’UNE AFA ?
Une Association Foncière Agricole (AFA) regroupe des propriétaires de terres. C’est un intermédiaire qui perçoit le loyer versé par l’exploitant. Elle bénéficie des subventions de Nantes Métropole pour organiser le défrichage.

 

3 - Maîtriser les terres utiles aux activités équestres

Dans la majorité des cas, les parcelles occupées par le loisir équestre sont louées par les propriétaires fonciers à des propriétaires de chevaux. La commune de Bouaye souhaite garantir une meilleure cohérence de l’occupation de l’espace rural afin d’éviter des tensions entre les activités de loisirs équestres et les besoins à usage agricole professionnel. La mise en place de secteurs dédiés aux activités de loisirs équestres pourrait permettre de fédérer les propriétaires de chevaux autour d’un projet commun.

 

 

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