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Lorsqu’intérêts environnementaux et économiques se rejoignent

Travaux à Bouaye

Depuis plusieurs mois, d’importants travaux se déroulent entre Beauséjour et Les Prairies d’Hélios. Des tractopelles creusent pendant que des camions charrient des tonnes de terres. Les va-et-vient des engins interrogent. Bouaye ensemble revient sur ce chantier qui se termine cet été.

Résoudre les désordres hydrauliques

Ce chantier est piloté par Nantes Métropole Aménagement, en charge de la réalisation du nouveau quartier d’habitat des Ormeaux. « Il s’agit de résoudre durablement les problèmesconstatés sur le réseau d’eaux pluviales de ce quartier », précise Franck Billion, chargé d’opération à NMA. « Les travaux consistent à augmenter la capacité de régulation des eaux pluviales, de supprimer le goulot d’étranglement au niveau de la route des Mares et d’éviter, par une adaptation des niveaux de surverse des bassins, les mises en charge des réseaux en amont ».

Freddy Hervochon, adjoint à l’urbanisme et au développement durable, explique: « cestravaux sont le résultat d’études hydrauliques poussées. Des acquisitions foncières ont éténécessaires, puis est venu le temps du lancement des appels d’offres. Toutes ces opérationsprennent du temps mais conditionnent le bon déroulement du chantier. Le budget de cette opération est conséquent (671 000 €TTC), sa réussite n’en est que plus importante ».

Ce projet se concrétise par le doublement de la capacité de rétention du bassin des deux bassins d’orage sous dimensionnés de Beauséjour et des Prairies d’Hélios , la pose de deux canalisations sous la route des Mares afin que le surplus s’écoule dans le bassin d’orage situé en aval. Le creusement des bassins de rétention entraîne l’évacuation de 40 000 m3 de terre.

L’extension des Serres Retière

L’Entreprise familiale est créée en 1858 à Sainte-Luce-sur-Loire. En 1975, Paul Retière, alors exploitant avec sa femme Anne-Marie, choisit de s’installer à Bouaye. En 1988, Jean-Paul Retière a ainsi pris la suite de son père. Cette exploitation maraîchère familiale s’est progressivement spécialisée dans la culture de tomates (voir encadré).

Pour se développer, l’entreprise a souhaité réaliser une extension de ses serres en passant de 5 hectares cultivés actuellement à 8,5 hectares. Or, le terrain prévu pour cette extension était en pente et nécessitait donc un terrassement pour combler le dénivelé de plusieurs mètres.

La rencontre de deux projets

Le déroulement quasi-simultané du chantier d’amélioration des réseaux d’eaux pluviales, d’un côté, et d’extension des serres de l’autre, ainsi que leur proximité géographique a fait germer une idée mutuellement intéressante. En effet, le premier chantier devait évacuer des milliers detonnes de terre alors qu’à quelques centaines de mètres, le projet d’extension d’une entreprise était conditionné par l’apport de milliers de mètres cubes de terre. Ainsi, un accord entre les Serres Retière et l’entreprise Guintoli assurant les travaux des bassins de rétention a pu être trouvé, en concertation activement soutenue par la Ville de Bouaye.

Un impact positif sur l’environnement…

Les 40 000 m3 de terres extraites des bassins d’orages ont pu être transférés sur le site de l’extension des serres. Cette solution gagnant/gagnant est intéressante du point de vue financier et environnemental. Elle a permis de réduire sensiblement le transport de l’évacuation des terres.

« Selon nos estimations, en additionnant le nombre d’aller-retours des camions, cesont près de 57 000 km de transports qui ont été économisés et par conséquent, de CO2non émis », souligne Jacques Garreau, maire. « Cette solution pertinente illustre la volonté municipale de soutenir le développement économique local en conciliant le respect de l’environnement ».

… et l’emploi local

« Les travaux d’agrandissement des serres représentent un investissement de 4,5 millions d’euros. Le chantier de sept mois devrait permettre une mise en service en novembre prochain », explique Jean-Paul Retière, gérant. 35 personnes travaillent à l’année sur l’exploitation. Les effectifs montent jusqu’à une cinquantaine en saison. La production actuelle de 2 000 tonnes de tomates par an devrait passer à 3800 tonnes, soit une augmentation de +90%.

« L’agrandissement des serres et l’augmentation de la production devraient permettre de créer une vingtaine d’emplois supplémentaires équivalent temps plein», estime-t-il.

Zoom sur les Serres Retière

Spécialisée dans la culture de la tomate, l’exploitation possède 4 ha en tomates cocktail et 1 ha en tomates grappes. Ces fruits sont conditionnés sur place, en colis ou barquettes, et commercialisés sous la marque Océane, nom de la coopérative de 64 producteurs à laquelleles Serres Retière adhèrent. 80% de la production est vendue en France et 20% en Allemagne. Soucieuse du respect de l’environnement, l’entreprise pratique la protection biologique intégrée. La pollinisation des plants est assurée par des bourdons dont les ruches sont réparties parmi les rangs de tomates. Et parce que l’eau est précieuse, l’irrigation au goutte à goutte et son système de récupération permettent une économie de plus de 30% d’eau.

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