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Il y a 100 ans : Bouaye dans la Grande Guerre

Soldats prêts à l’entraînement au tir devant la maison du garde du lac de Grand-Lieu (carte postale de 1914-1915 - archives municipales).

Il y a cent ans, la Première Guerre Mondiale prenait fin après quatre années de conflit et près de 10 millions de morts. Les Poilus dans les tranchées mais également les civils resteront à jamais bouleversés par ce qu’ils ont vécu. A l’heure où les nationalismes ressurgissent fortement, la Ville de Bouaye, avec l’UNC et Bouaye Histoire, honorera le devoir de mémoire à l’occasion de la cérémonie du 11 novembre plus marquée que d’ordinaire.

En 1914, le déclenchement de la guerre a initié un événement qui a dépassé tout ce que les contemporains avaient pu imaginer et qui a entraîné la France, l’Europe et le monde dans un conflit caractérisé par une violence de masse à une échelle sans précédent. Le bilan humain de la Première Guerre Mondiale s’élève à près de 10 millions de morts ou disparus dont 1 400 000 Français. Proportionnellement, la France est le pays le plus touché avec le décès de près d’un soldat sur cinq.

Centenaire 14-18

De par sa durée, sa violence et sa dimension mondiale, la Première Guerre Mondiale est un événement sans précédent dans l’Histoire de l’humanité. L’horreur des combats, le nombre de victimes sacrifiées sur l’autel des nationalismes, ont marqué le début du XXe siècle. Comme partout en France, Bouaye a payé un lourd tribut : on recense 52 hommes « morts pour la France » sur le monument aux morts de la commune.

 

Une cérémonie particulière

Dimanche 11 novembre 2018, la Ville de Bouaye invite les Boscéennes et les Boscéens à la commémoration du centenaire de la fin de la Première Guerre Mondiale. Pour honorer le souvenir des soldats boscéens, l’UNC déploiera son nouveau drapeau, des gerbes et fleurs seront déposées au monument aux morts, des extraits du discours d’inauguration de celuici seront lus. Enfin une plaque commémorative sera inaugurée en souvenir d’une civile boscéenne, Angèle Marais, mobilisée pour l’effort de guerre et décédée lors d’un accident de travail dramatique à Indret. Pour participer à cette commémoration, deux possibilités sont ouvertes à chacun : dès 9h, sur le parvis de l’église ou à 10h aux monuments aux morts.

Déroulement de la cérémonie

9h : Rassemblement sur le parvis de l’église Saint-Hermeland

  • 9h15 : Moment de recueillement
  • 9h45 : Remise officielle du nouveau drapeau de l’UNC par la municipalité en présence de la fanfare de Brains et bénédiction du drapeau

10h : Cérémonie devant le monument aux morts suivi du défilé par la rue de Nantes :

  • • Lecture d’un passage du Cessez-le-feu par Jean Lechat et de passages du discours d’inauguration du monument aux morts de Bouaye par Jacques Garreau
  • • Dépôt de gerbe
  • • Appel aux morts
  • • Allocutions du président UNC puis de M. le maire
  • • Remise de médailles
  • • Défilé en musique vers la salle Eugène Lévêque
  • • Dévoilement d’une plaque commémorative Angèle Marais, rue des Epinettes.

 

Bouaye se souvient

A l’occasion de ce centenaire, l’association Bouaye Histoire a créé une exposition et un livret intitulée « Les Boscéens dans la Grande Guerre », fruits des recherches entreprises depuis quelques années par plusieurs de ses membres coordonnés par Bernard Defert, son président.

  • L’exposition

L’exposition sera présentée dimanche 11 novembre, de 14h à 18h, salle Jacqueline Auriol. Les panneaux présentent les Poilus natifs et/ou résidents à Bouaye disparus lors du conflit. Seront également exposées des photographies de documents des archives de la Marine de Lorient relatifs à la création de la station TSF de Bouaye (devenue l’actuelle salle Jacqueline Auriol !). Enfin, les éléments recueillis sur le destin tragique d’Angèle Marais seront présentés. Puis, du 14 au 24 novembre 2018, cette exposition sera visible à la médiathèque municipale.

  • Le livret

L’ouvrage de Bouaye Histoire rapporte les événements locaux selon une présentation chronologique et reprend la liste, par année, des Poilus boscéens décédés. L’histoire du cantonnement présent, pendant la guerre à Bouaye, pour s’entraîner au tir sur le lac de Grand-Lieu ainsi que la création du monument aux morts figurent également au sommaire du livret. Celui-ci sera présenté et disponible à l’achat le 11 novembre auprès de Bouaye Histoire ainsi qu’à la médiathèque toute la durée de l’exposition, du 14 au 24 novembre.

 

Pour aller plus loin…

Le centième anniversaire de la signature de l’armistice a généré de nombreuses initiatives pour honorer le devoir de mémoire. Parmi celles-ci, le Département de Loire-Atlantique a réalisé une exposition intitulée « Retour(s) de Guerre », actuellement visible aux archives départementales (6 rue Bouillé à Nantes) jusqu’au 7 avril 2019.

Information et programmation sur 14-18.loire-atlantique.fr

 

 

Extrait du livret « Bouaye dans la Grande Guerre »

En ce samedi 1er août 1914, femmes et hommes sont dans les champs, faucille à la main, et la moisson est loin d’être terminée dans la campagne de Bouaye... Au milieu de l’après-midi, la mobilisation des armées de terre et de mer est ordonnée à partir du 2 août par décret du Président de la République Raymond Poincaré. Le caporal Jean Giraud du 93e régiment de ligne de la Roche-sur-Yon écrit à sa maman deux lettres le 1er août :

 

Le matin :

« Tu me dis que la jument va partir ; c’est ennuyeux car elle nous reviendra dans quel état et peut-être jamais ? Chez nous, on prépare la mobilisation pour aujourd’hui. Je termine : les officiers affolés attendent de minutes en minutes la terrible nouvelle »

L'après-midi :

« Je t’écris le cœur bien gros ces lignes fatales. La mobilisation générale est décrétée à 3h30. Je ne me figurais pas en portant le télégramme au colonel qu’il était d’une si grande importance pourtant nous devions nous y attendre ».

À Bouaye, cet ordre arrive par une dépêche à la gendarmerie, le Maire, Monsieur Babonneau, est avisé puis le Curé Viaud : ce dernier fait retentir le tocsin et des affiches sont collées dans différents lieux, provoquant stupeur et affolement. Les hommes en âge de partir suivent les instructions mentionnées sur leur livret militaire : rejoindre au plus vite le cantonnement désigné.

 

 

 

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