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Nouveau PLUm pour préserver l’identité communale

Nouveau PLUm © vjoncheray

Après un long processus d’élaboration, le nouveau Plan Local d’Urbanisme métropolitain (PLUm) a été arrêté le 13 avril dernier au Conseil métropolitain. Suite à l’avis favorable de la majorité du Conseil municipal du 28 juin, le PLUm est désormais soumis à enquête publique durant 6 semaines, du 6 septembre au 19 octobre 2018. Questions/réponses pour vulgariser ce document technique qui sous-tend le projet du territoire métropolitain à l’horizon 2030.

Le PLUm, c’est quoi ?

Outil stratégique de planification et de réglementation d’urbanisme, le PLUm fixe pour une douzaine d’années, les orientations et les règles qui devront être respectées par tout projet, privé ou public, de construction sur l’ensemble des 24 communes de Nantes Métropole. Pour chaque commune, une carte définit les différentes catégories de zonages :

  • Urbanisés (U),
  • Urbanisables (1 AU ou 2AU),
  • Agricoles (A) ou Naturels (N).

A chaque zonage, correspondent des règles d’urbanisme qu’il est impératif de respecter pour obtenir une autorisation de construction délivrée par l’autorité municipale. En zone urbaine dense (UMa), un plan des hauteurs autorisées dans chaque rue concernée vient compléter graphiquement les règles du zonage (voir plan ci-dessous).

Plan des hauteurs en zonage UMa (centre-bourg) - PLUm version arrêtée

Quels sont les objectifs principaux du PLUm ?

Les objectifs du PLUm ont été définis et partagés par les élus métropolitains dès 2016. Ils visent à répondre aux besoins de la population en matière de logements, d’activités économiques, dans un cadre de vie plus respectueux de l’environnement tenant compte des enjeux des transitions énergétiques et démographiques en cours.

« Ainsi, la consommation de nouveaux espaces agricoles ou naturels pour l’urbanisation doit être divisée par deux. Cela implique que l’ensemble des centralités de nos communes se densifie et que les espaces non-urbanisés à ce jour le restent principalement. Nous avons recherché l’équilibre entre le nécessaire développement économique et démographique et la préservation volontaire des espaces naturels ou agricoles » explique Freddy Hervochon, adjoint à l’urbanisme et au développement durable.

« A Bouaye, nous avons également été particulièrement vigilants à ce que tous les projets identifiés lors de la démarche BOUAYE 2030 trouvent leur traduction possible dans un PLUm équilibré » ajoute le maire, Jacques Garreau.

 

Notre identité communale sera-t-elle protégée par le PLUm ?

Lors du Conseil municipal du 28 juin, la question de mieux préserver l’identité de notre commune a été au cœur des échanges. « Le PLUm qui sera adopté définitivement en février 2019 offrira de meilleures garanties pour notre identité que l’ancien PLU de 2007 » expose le maire qui précise « tous les éléments principaux de notre identité seront préservés : les surfaces viticoles boscéennes sont sauvegardées, la protection du lac de Grand-Lieu sera renforcée avec un zonage propre aux terrains situés dans les Espaces Proches du Rivage (EPR), ce qui limitera les possibilités de petites divisions foncières souvent décriées, enfin pour assurer aux commerçants une clientèle de proximité immédiate, le Bourg avec sa forme de village-rue sera conforté tout en sauvegardant le beau poumon vert apprécié des Boscéens que constitue le parc de la Mévellière. Les normes de stationnement automobile pour les bâtiments collectifs seront revues à la hausse pour Bouaye, ce qui se traduira, en moyenne, par plus de 30 % de places supplémentaires par rapport à ce qui existe aujourd’hui dans le PLU ».

 

Comment le PLUm traduit-il l’écoute des Boscéens ?

« Pour arriver au document soumis à l’enquête publique, il a été tenu compte des remarques formulées par nos concitoyens lors des élections municipales de 2014 » souligne Jacques Garreau. Ainsi, la hauteur autorisée dès que l’on s’éloigne du centre-ville, revient à la hauteur d’un rez-de-chaussée et d’un seul étage comme il avait été demandé par exemple rue de Plaisance. « C’est bien-sûr aussi cette même règle du R + 1 qui prévaut dans les lotissements pavillonnaires » complète Freddy Hervochon. Ce dernier s’est également attaché, avec les services métropolitains, à traduire en orientations d’aménagement réglementaires le travail effectué l’an dernier en atelier-citoyen avec les riverains des deux secteurs majeurs d’évolution d’ici cinq ans : Les Echoppes nord-ouest et L’Epine sud (près de la gare).

Autre nouveauté introduite dans le PLUm : un coefficient de nature en ville (appelé juridiquement coefficient de biotope par surface) sera créé. Il aura pour effet d’exiger, pour toute nouvelle construction, le maintien ou le renforcement de la pleine terre favorable au végétal et à l’absorption des eaux de pluie. « L’arbre et une meilleure prise en compte des eaux pluviales doivent retrouver toutes leurs places dans les évolutions urbaines futures, cela contribuera à la qualité du cadre de vie que nous voulons tant pour les riverains que pour les futurs habitants » conclut Freddy Hervochon.

 

 

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